mardi 6 mai 2008
Un an pour rien, encore quatre à supporter !

Voilà un an que ce triste sire de Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de la République après une campagne de belles promesses démagogiques et trompeuses. A cette occasion nous pouvons d'ores et déjà comme le fait l'Hebdo des socialistes, dresser le bilan de ce 5e de mandat, prenons quelques exemples :
Le paquet fiscal : encore connu sous le nom de pêché originel, oui le pêché originel de la droite arrogante en plein état de grâce. Elle s'est cru autorisée à récompenser sa clientèle politique la plus aisée en dépensant quelques milliards d'euro. Pour les heures supplémentaires, le quota qui existait avant le paquet fiscal était déjà loin d'être épuisé et pour cause, un salarié n'a jamais eu le pouvoir de décider de faire des heures supplémentaires de son propre chef, pour travailler plus, faut-il encore qu'il y ait du travail en plus mais cela le président de la République et sa clique de courtisans ne semblent pas bien le comprendre !
La réforme de la carte judiciaire : une réforme menée à la hache par une ministre incompétente et très frivole : la justice mérite mieux qu'une personne préoccupée par les robes de grands couturiers. En effet, la justice française est est loin de disposer des moyens nécessaire pour assurer à bien sa mission. Le président de la République et sa ministre ont donc eu l'idée, non pas d'investir en recrutant des magistrats et personnels mais au contraire de rationaliser les moyens existant, c'est dire si la droite veut assurer un accès équitable à tous à la justice ! Cela est d'autant plus incohérent que la politique pénale et démagogique menée par la majorité engorgera d'autant plus les juridictions...
Les droits de l'homme : eh oui Nicolas Sarkozy le soir même du 6 mai 2007 jurait la main sur le coeur que les compromissions avec les tyrans et dictateurs c'était fini ! Un an après et quelques contrats (dont le montant a parfois été exagéré soit dit en passant), le président de la République n'a plus le même discours sur ses amis Vladimir Poutine, Omar Bongo, Mouammar Kadhafi, Hu Jintao, Idriss Deby, Zine el-Abidine ben Ali... Heureusement que que le couple de choc Kouchner-Yade est là pour nous distraire et heureusement que Jean-Marie Bockel a pu signer l'acte de décès de la "Françafrique" !
Soyons fair play avec le président de la République et ses collaborateurs, ils ont pu faire voter quelques réformes : les plus faciles grâce à l'appui des sondages d'opinion qui bizarrement lorsqu'ils s'avéraient moins conformes aux espérances de la majorité ne permettaient pas aux Français de se faire entendre notamment sur le dossier des OGM ! Parce qu'entre nous, dénigrer les fonctionnaires et les immigrés, la droite a toujours su le faire et malheureusement avec brio...
vendredi 25 avril 2008
Pétition
Signez la pétition pour l'abrogation de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004 obligeant les communes à financer les écoles privées choisies par les parents pour leurs enfants dans d'autres communes.
mardi 22 avril 2008
Pour qui roule Alain Marleix ?
ou
?
Le secrétaire d'État aux collectivités territoriales, Alain Marleix, chargé du redécoupage des circonscriptions pour les prochaines élections législatives est également secrétaire national de l'UMP aux élections. Nous sommes en droit de nous demander s'il est au service de la République ou service de son parti...
dimanche 20 avril 2008
Hommage à Germaine Tillion

Après la disparition d'Aimé Césaire, qui a été inhumé dimanche à Fort-de-France, une autre grande figure des droits de l'homme, Germaine Tillion, est décédée samedi dernier. Elle avait été résistance pendant la seconde guerre mondiale et était connue pour ses travaux universitaires en ethnologie. Elle était en outre une des rares femmes à avoir été décorée grand-croix de la Légion d'honneur. Nous lui rendons hommage.
vendredi 18 avril 2008
Le roi Sarkozy convoque les médias
Jeudi soir prochain, TF1 et France 2 sont convoquées par Nicolas Sarkozy.
Les deux plus grands médias français nous proposerons un entretien d’une heure et trente minutes au cours duquel deux journalistes, savamment choisis par la cellule de communication de l’Élysée, Patrick Poivre d’Avor et David Pujadas poseront « leurs » ? questions au président de la République.
Ce sera la troisième fois depuis son élection que Nicolas Sarkozy aura l’occasion de tenir le micro, de nous expliquer sa méthode brutale et ses réformes controversées tant sur le plan de leur efficacité que de leur sens politique.
Dans quelle démocratie, le président aurait-il la possibilité de s’exprimer sur son action sans que d’aucune manière une contradiction , une opposition puisse s'exprimer ?
Pourquoi TF1 et France 2, le lendemain de l’intervention du président, ne donnerait-il pas la possibilité à l’opposition, notamment au parti socialiste, de présenter une alternative ? TF1 et France 2 seraient-ils courbées, les journalistes des rédactions seraient-ils soumis ?
La contradiction doit être portée. Tous les journalistes doivent poursuivent cette ambition démocratique et pluraliste.
jeudi 17 avril 2008
Hommage à Césaire

Nous souhaitons rendre hommage à l'immense homme de lettre qu'a été Aimé Césaire tout au long de sa vie et qui est décédé aujourd'hui à Fort-de-France.
Il fut également un homme politique engagé à gauche et a exercé des responsabilités électivés à Fort-de-France dont il fut maire de 1945 à 2001 mais aussi à l'Assemblée nationale en tant que député de la Martinique de 1945 à 1993. Il fut président du conseil régional de la Martinique de 1983 à 1986 ainsi que conseiller général de la Martinique de 1945 à 1949 et de 1955 à 1970.
Nous retiendrons surtout de lui son humanisme et son combat pour la justice et les droits de l'homme, c'est pourquoi nous souhaitons nous associer à la demande de plusieurs personnalités politiques dont Ségolène Royal et Victorin Lurel du Parti socialiste ainsi que Jean-Christophe Lagarde du Nouveau centre, afin qu'il soit admis au sein du Panthéon, où selon nous il a toute sa place.
mardi 15 avril 2008
Les heures supp' ou comment déshabiller Paul pour habiller Jean !
Les heures supplémentaires ne sont plus soumises aux charges sociales donc le brut devient le net. C’est oublier que les charges sociales peuvent être considérées comme un salaire indirect : la Sécu, les indemnités chômage, les retraites.
Les heures supplémentaires sont défiscalisées. Mais la contre partie doit être compensée et financée par l’Etat et l'impôt donc par les contribuables.
Les entreprises peuvent être aidées à mettre en place ce dispositif trés technique et coûteux notamment pour les TPE et les PME. Ce dispositif est aussi financée par les contribuables.
A méditer
lundi 28 janvier 2008
Nicolas Sarkozy et le pouvoir d'achat : avant et après...
lundi 7 janvier 2008
Évaluation privée de l'action publique
Dans son éditorial du dimanche 6 janvier - lundi 7 janvier 2008, le quotidien "Le Monde" se montre pour le moins dubitatif quant à la nouvelle proposition du Gouvernement de faire évaluer son action par un cabinet d'audit privé :
Attention gadget !
Après la révolution du marketing politique, réalisée depuis son entrée à l'Elysée par le chef de l'Etat, voici venu le temps de la rénovation du management gouvernemental. En annonçant que l'action de chaque membre de son équipe serait désormais évaluée sur la base de critères concrets, chiffrés et publics, le chef du gouvernement a adressé un message très clair à ses ministres aussi bien qu'aux Français : la France doit être gérée comme une entreprise moderne, efficace et sérieuse. Chacun de ses "collaborateurs" de haut rang devra donc se conformer à une "culture du résultat" digne des multinationales. Le premier ministre a d'ailleurs fait appel à un cabinet privé pour établir ces tableaux de bord et ces indicateurs de performance.
Enfin ! diront tous ceux qui fustigent volontiers la machinerie gouvernementale - et, au-delà, administrative - et la jugent confuse, inefficace et coûteuse. Un peu de rigueur de gestion ne fera pas de mal, penseront-ils. Tony Blair n'a-t-il pas sauté le pas depuis longtemps en Grande-Bretagne, ajouteront-ils en choeur ?
Ce bel enthousiasme serait réjouissant s'il ne suscitait, immédiatement, de sérieuses inquiétudes. Tout d'abord, la culture du résultat que prônent MM. Sarkozy et Fillon a produit dans l'ordre économique assez d'effets pervers pour que l'on soit circonspect sur son application béate à l'action politique : le culte de la rentabilité nourrit l'obsession de la performance à court terme et à tout prix, au risque de décisions calamiteuses ou d'affichages mensongers. Les catastrophes récentes de Vivendi ou Arthur Andersen, d'Enron ou Parmalat sont là pour en témoigner.
En second lieu, la France n'est pas une entreprise, et il est dangereux de réduire l'action politique au "rendement" de telle ou telle mesure gouvernementale. Evaluer le ministre de l'immigration à l'aune du nombre d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière, juger le ministre de la culture selon l'évolution de la fréquentation des musées quand ils seront gratuits ou apprécier le ministre des affaires étrangères en fonction de l'assiduité de ses collègues aux conseils européens est au moins hasardeux, et plus sûrement pernicieux, tant la dictature du chiffre menace d'occulter la complexité des enjeux, des problèmes et des solutions.
Enfin, au moment où se prépare une réforme des institutions supposée redonner crédit et autorité au Parlement, il est pour le moins désinvolte de signifier aussi crûment à la représentation nationale que son rôle de contrôle de l'exécutif est nul et non avenu. Ou vraiment trop ringard. Que l'on sache, en démocratie, c'est précisément ce contre-pouvoir - il est vrai beaucoup trop timoré en France - qui devrait protéger le citoyen des errements éventuels de l'exécutif. Et non pas un gadget bricolé par l'exécutif lui-même.
P.S : les passages ont été graissés par nous.
samedi 5 janvier 2008
Décès de Raymond Forni
Nous tenons à rendre hommage à Raymond Forni qui est décédé la nuit dernière des suites d'une leucémie à l'hôpital Saint-Louis de Paris. Il était président du conseil regional de Franche-Comté depuis 2004 et avait présidé l'Assemblée nationale de 2000 à 2002.
Il était né de parents italiens et avait été naturalisé à l'âge de 17 ans. Il a été ouvrier chez Peugeot avant d'obtenir son baccalauréat et d'entamer une carrière d'avocat après des études de droit.
On retiendra notamment de lui qu'il a été le rapporteur du projet de loi sur l'abolition de la peine de mort en 1981 proposé par Robert Badinter après la promesse de François Mitterrand pendant la campagne victorieuse à l'élection présidentielle de 1981.


